Excerpt for Poet-it by Denis Heudré, available in its entirety at Smashwords

Poet it

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SMASHWORDS EDITION

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PUBLISHED BY:

Denis Heudré on Smashwords



poet-it

Copyright © 2009 by Denis Heudré

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Au détour de la poésie, écrire des notes, des bouts de poèmes, des citations...

Denis Heudré signe ici son cinquième recueil de poésie.

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je suis de ce monde où même les arbres crèvent de leur envie d’aimer

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si un jour l’espoir vient à manquer si l’avenir venait à être rationné il te faudrait décrocher le train et tirer un trait sur tous mes lendemains

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tu t’approches, j’en perds mon alphabet de tant d’arguments

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à moins qu’à force de vérité l’incandescence de nos proses se propage vers leur ennui

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on n’est riche que de nos pas on n’est riche que de nos mains on n’est riche de rien pas même du lendemain

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les enfants de maintenant baptisés selon l’évangile de Walt Disney

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écrire : aimer les autres d’une poignée de mots

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pléonasme : crever de fin

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juger les hommes à la circonférence de leur amitié plutôt qu’à l’épaisseur de leur discours

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la regarder passer m’étreint

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St Sensuel sur Love

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à quoi sert de semer des printemps si les mots en viennent à douter d’eux-mêmes

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n’éveillez pas le printemps il dort sous la neige

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l’image de ta peau est bienvenue dans mes cahiers

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je suis fier de mes origines paysannes petites vies de petits laboureurs

je n’aurais pas aimé descendre d’un colonisateur ou d’un militaire

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quand la mer rêve de n’être qu’une de tes larmes je me dis que j’ai de la chance de me noyer dans tes yeux

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la poésie de St John a du mal à percer

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(exposition Pierre-André Benoit à l’Isle sur la Sorgue) magie de la rencontre entre les mots et la couleur rarement une exposition ne m’a envolé si haut poésie, peinture et sculpture seules vraies libertés de langage

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quand un poète passe bonheur à celui qui le rencontre

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à 17 ans je n’étais pas prêt pour te recevoir c’est maintenant que je ne suis plus sérieux

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quel dieu à créer Dieu ? en quoi peut croire un dieu ?

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la poésie enjambe les règles et saute à pieds joints dans la liberté de langage. Ses mots égratignent le quotidien et ouvrent des vues supplémentaires sur nos vies

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la poésie est un chemin blanc parsemé de petits cailloux d'encre chemin ombragé au bord de la rivière ou le poète orpaille le moindre de ses instants chemin de papier pour tout trésor

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Calinou tilou papou caillou

tiloucaille bisou dans le cou

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la page blanche n'est qu'une photo surexposée qu'il faut ré-encrer pour en percevoir les détails

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tous les jours, la mort explore tous les rouages de la vie

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le voyage envole les balustrades et creuse les sentiments. Pas les rendre plus creux mais les creuser comme on creuse l’appétit…

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un ciel de pluie pour deux. Il pleut comme précipisse

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faire s’enfuir l’absence de nos mains

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il existe une certaine consanguinité dans le poème toute aussi néfaste qu'en génétique. Il faut sans cesse soulever les couvercles et se laisser envelopper des vapeurs de poésie émanant d'auteurs inconnus aux recettes étrangères. Sans pour autant oublier la cuisine maternelle aux saveurs à peine cicatrisées. Admirer ses maîtres pour mieux s'en débarrasser. Comme le souvenir émouvant d'un chemin montré, d'une aube renouvelée

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poésie de balcon déclamée au vent lovée

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ne pas laisser flétrir la poésie

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avez vous vu le Papounet, le Papouni, le Papounou? le pape Ounet en mode « tout fou »

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mots incorrigiblement radieux

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la poésie est au départ des vagues, des rêves…

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faire naviguer la poésie…

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trop de poésie façonne une poésie essoufflée

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ce que ta main manigance en catimini éveille en moi mille émois maxi

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la montagne s’éparpille en cascades et dilapide tous ses bergers

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la solitude arpente le silence comme une aiguille dans le cadran

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un enfant n’est pas un trait d’union. L’union de deux traits ?

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dans l’effritement de l’enfance, j’errais à rebrousse-amourettes dans le ravin des certitudes comme infirme de tout rêve. Adolescence ignorance

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à l’automne, la nature perd ses verts mais garde ses rêves

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s’aperçoit-on que nos douleurs survivent dans nos cœurs bien longtemps après avoir détruit nos baisers ?

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même la météo rêve d’oliviers, d’embruns ou d’espace, de clairières de ce que lui racontent les pas

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en bas des tours, des amourettes se balbutient une intimité

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clairières de ville – rance espérance – sanglots blêmes – corps laminés

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quand je luis dis « bonjour ma petite caille » elle me répond « bonjour mon petit caillou »

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voici l’étranger qui cherche une main…

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glisser mes semelles sous l’averse comme mon corps sous les draps

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« le passé en ballot sur l’épaule », les jeunes ne comprendront pas cette phrase de chemineau

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combat de l’olivier sous le mistral, les feuilles ont choisi leur camp

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la poésie est un fil à tisser sans métier

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ne posséder qu’un cri contre les armes et qu’une larme contre les cris

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que l’avenir ne soit pas un fossé dégueulant de ronces et que nos enfants emmènent d’autres chemins à bord de leurs jours

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tes cheveux s’égouttent de lumière effilochée et leur danse éveille ton cou au miracle du frisson

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j’habite en ton cou et m’agrandis de toi

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nos cœurs encombrés de bonheur sans encombre

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de son vol transparent, l’amour nous percute pour mieux nous faire tomber

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donne ta bouche au silence, il te rendra les mots de l’âme

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temps usé se rentre d’été et trouver deux cailloux pour casser des noisettes

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à te prendre pour un miroir, ton regard ne veut plus voir

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où vais-je ainsi sans route de mes pas intérieurs dans la pénombre éparpillée de mes souvenirs ? de quel sang lointain ces mots répandus d’intime ? identité de fêlures


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